Chateau Pabus - Grand vin de Bordeaux

Histoire & Poésie

L’histoire LES ORIgINES

Selon les matrices cadastrales exhumées des registres paroissiaux de Sadirac, la bâtisse aurait été édifiée à la fin du 19ème siècle. Un œil averti permet de reconnaître cette typique maison de maître rectangulaire, fortement barlongue, à simple rez-de-chaussée, comportant des éléments architecturaux caractéristiques.

l’empreinte de Victor Louis

Il serait tentant de penser que les plans ont été dessinés par Victor Louis ou un de ses élèves tant le château Pabus correspond à l’esthétique du célèbre architecte du Grand Théâtre de Bordeaux. A cette époque, des compagnons de corporation transmettaient d’un chantier à l’autre les mêmes conceptions et les mêmes recettes.

Le travail de l’historien Michel Blaise a permis de déterminer l’origine de la dénomination du château ; les registres publics consultés mentionnent que Pabus était le nom d’une famille de patriciens (des médecins), bourgeois bordelais, qui vivaient sur ces terres, et de leurs terres, mais sans la cultiver eux-mêmes. Ils louaient aussi probablement leur potier.

Cette chartreuse symbolise à sa façon le style de Pabus fait de rigueur, d’harmonie et de raffinement.


Le Four de potier une découverte inattendue

Les anciennes bâtisses regorgent de trésors insoupçonnés. Ainsi, lors des travaux de terrassement en juin 2007, a été découvert dans les dépendances du château Pabus un four de potier datant du 12ème siècle. Un relevé d’architecture a permis d’en déterminer précisément les origines.

Les conduits de cheminée repérés en surface autorisent à penser que ce four a fonctionné jusqu’au début du 20ème siècle. La partie du foyer, joliment briquetée et voûtée en plein cintre, servait à l’alimentation en bois. Seules quelques briques se sont désolidarisées. Le dégagement des murs (sud et nord) a mis partiellement à jour deux tessonières.

Dans ce lieu dit Jean-d’Arnaud à Sadirac se fabriquaient des cruchons de toute taille, des cruches à bec large, pichets, bols, assiettes, mais aussi des vases d’aisance pour chaise percée (époque Louis XIV) et des tirelires. D’autres objets d’une époque plus moderne ont été identifiés sur le site : tessons de moule et pots à mélasse, spécifiques de la fabrication sadaricaise du 18ème siècle.

Une production semi-industrielle comparable à celles des fours du Casse et du Blayet. A cette époque glorieuse sadiracaise, on dénombrait plusieurs potiers.


LA POésie des lieux

Retirée de la ville, éloignée de ses rumeurs, sertie dans un écrin de verdure, cette chartreuse possède bien des attraits. Aux beaux jours particulièrement, il suffit d’allonger ses pas pour en ressentir le charme. Ses pierres blondes, couronnées de tuiles d’ardoise, virent à l’ocre au couchant ; le temps semble alors s’immobiliser. Ouverte vers le midi et le soleil, face à une vue dégagée sur les rangs de vigne, un parc-jardin, une pièce d’eau où a élu domicile un cygne solitaire. Les cyprès plantés forment une longue avenue d’accès.

Conçue pour le repos et la communion avec la nature, cette chartreuse affiche une simplicité où se distinguent d’élégants détails : porte d’entrée chapeautée d’un fronton sculpté, corniches, pierres d’angle appareillées, mascarons.

A l’intérieur de la bâtisse, la magie opère toujours. La distribution des espaces est caractéristique des villas gallo-romaines : deux vastes pièces d’accueil, qui occupent toute la longueur du bâtiment, traversé de lumière. Dans les logis les plus opulents, on distingue des éléments raffinés typiques de l’époque : cheminées, boiseries, parquets, moulure, carreaux de gironde.

l’élégance
des détails


12éme

Création de Fours de Potier sur les terres de Pabus

1869

Mr Charrier Henry, homme d'affaire fait construire Pabus.
Sur ces terres plusieurs maisons étaient louées à des potiers (Mr Gilles, Mr Jean d’Arnaud d’ou le nom du lieu dit)

1880

Gustave Eiffel oeuvre pour de nombreux
châteaux dans la région.

1892

Construction de la Bâtisse inspirée de plans de Victor Louis

19éme

Fin 19ème, la famille Pabus, famille de medecins praticiens, dont l’origine remonte à 1728, habite la propriété

2012

Aquisition de Château Pabus par Mr R. S. Dow