Philosophie & Ambition

Chateau Pabus


Les grandes ambitions de Château Pabus

Sur les coteaux de Sadirac, les hectares de la propriété se comptent sur les doigts d’une main. Les quelques arpents de vigne comptent un nombre de plants si limité qu’on pourrait les appeler par leur prénom.
Ces quelques arpents font l’objet d’un soin particulier: les grappes, soignées une à une, sont récoltées au parfait mûrissement des raisins avec d’infinies précautions.

Tous ces efforts pour quelques centaines de litres d’un vin dont on s’occupe comme d’un prince. Le Château Pabus produit des « vins de niche » exceptionnels, dont on peut mesurer la progression à chaque nouveau millésime. Tous ces efforts sont déployés pour donner envie aux connaisseurs de goûter à ce Bordeaux très supérieur.


La philosophie Pabus embrassée par l’équipe

L’approche du domaine ne laisse rien au hasard. De tout temps, on a pu admirer un cygne sur l’étang du domaine. La majesté de l’animal entre en symbiose avec l’architecture de la chartreuse et le cadre naturel d’exception qui l’entoure. Lumière, opulence et réconciliation avec la nature.

Le cygne s’impose comme le symbole de Château Pabus et des hommes qui contribuent à sa réussite : discrétion, équilibre, noblesse, élégance et soif de conquête.

Robert s. Dow

“Après quarante ans passés dans la finance, je cherchais de nouveaux défis. Ma fille, sachant que j’étais grand amateur de crus bordelais, m’a convaincu d‘investir dans une propriété à Bordeaux. Après quelques visites, nous sommes tombés sous le charme de Château Pabus. Soucieux d’assurer la continuité dans la modernité, j’ai confié en 2012 la gestion du domaine à l’ancien propriétaire, Kris Couvent, négociant belge. Aucune limite à notre détermination : tout serait entrepris pour hisser Pabus au sommet de l’appellation. D’importants travaux seraient consentis. Toujours dans cette exigence qualitative, j’ai décidé de faire appel aux meilleurs experts, tels Michel Rolland et son collaborateur Bruno Lacoste. Notre objectif commun : prôner une viticulture de précision et une œnologie raisonnée afin de sublimer le terroir. Avec une telle équipe, nous regardons demain avec sérénité.”

Michel Rolland

« Robert Dow est aujourd’hui retiré des affaires. Comme tout passionné de vin, il ambitionnait de posséder son propre domaine viticole et d’élaborer ses crus. Point de snobisme chez lui. Il ne rêvait pas d’un cru classé. Son idée était de dénicher une jolie petite propriété, avec un terroir de qualité. Comme l’homme est un infatigable perfectionniste, il a voulu rénover les bâtiments, créer des installations ultra-performantes, adopter gestes et procédures d’excellence dans le vignoble comme dans le chai afin de tirer la quintessence de ce terroir.

Une approche quelque peu semblable à celle des vignerons qui ont créé « les vins de garage ». Depuis le rachat de la propriété, Robert Dow est à l’ouvrage. Rien ne semble entamer sa détermination et son enthousiasme. Entouré d’une équipe soudée qu’il sait motiver, il ne ménage jamais ses efforts pour produire des cuvées distinguées. Il suffit de goûter les tout derniers millésimes pour se convaincre de la progression qualitative. 2015 est particulièrement remarquable… Le vin est toujours le produit d’une connivence entre le viticulteur et le consultant.

Une nouvelle page s’écrit. Et je suis très heureux qu’on l’écrive ensemble… « 

Mikaël Laizet

« Mikaël Laizet est né le 8 mai 1973 à Bègles (33), près de Bordeaux. Il est fils, petit-fils et arrière-petit-fils d’agriculteurs et de viticulteurs. Il a été propriétaire jusqu’en 2014 d’une petite parcelle de vigne en AOC Bordeaux supérieur, sur la commune de Cadaujac sur le domaine familial : le Domaine de Marteau. Depuis le plus jeune âge, il a été en contact avec tous les travaux liés à la vigne. Après des études scientifiques en Licence de Biologie des populations, il obtient son Diplôme National d’Oenologue en 1998 à Bordeaux. En 1998, il part en stage de fin d’études au Château Cantenac Brown à Margaux tout en effectuant son service militaire. Il enchaîne ensuite plusieurs CDD en vinifications : au laboratoire de la Chambre d’Agriculture à Soussac, en Turquie au domaine Gülor, en Afrique du Sud à Slaley Cellars à Stellenbosh. l obtient ensuite un CDI au laboratoire de Michel Rolland en août 2000. Mikaël Laizet deviendra ensuite oenologue pour de nombreux Château à Bordeaux (Château Le Gay et La Violette, Château Tour Saint-Christophe, Château Malartic Lagravière, La Louvière, Couhins Lurton…), dans le Val de Loire (Maison de négoce Joseph Verdier) et dans le monde entier (Argenbtine, Espagne, Portugal, Mexique et Arménie).

Kris Couvent

« Un compas à quatre pointes représente ma vision : qualité, ouverture, authenticité et tradition. Autant de vertus qui ont guidé mon activité de négociant et de propriétaire. Au château Pabus, je me suis appliqué à les mettre en pratique.

Avec Robert S. Dow, nous partageons une même aspiration d’excellence: porter ce terroir au plus haut degré d’accomplissement, ne jamais cesser de chercher et d’innover pour conférer à nos crus précision, profondeur, gourmandise et charme. Cette vinification haute couture, telle qu’on la conçoit tous deux, impliquait de faire appel aux meilleurs experts.C’est la raison pour laquelle nous nous sommes entourés des œnologues-consultants, Bruno Lacoste et Michel Rolland. Nous ne nous sommes rien interdit pour relever ce défi: hisser château Pabus au sommet de l’appellation. « 

Architecture traditionnelle & innovante

Dans ce projet architectural, l’objectif est de créer de l’ouverture, de la transparence, de la discrétion et de la simplicité, tant par la pureté du design que par les matériaux choisis, qui entrent continuellement en résonance avec les vignes.

Le souhait de M. Robert S. Dow était tout d’abord de moderniser le cuvier et le chai. Les premiers travaux de restauration ont concerné les dépendances en 2012. L’outil de travail a été ainsi totalement repensé avec la création d’une passerelle surplombant les nouvelles cuves et le remodelage du sol pour une meilleure évacuation des eaux vineuses. Tous les résidus du processus de vinification sont stockés dans une cuve, prêts à être traités par un prestataire extérieur. Des carreaux de mur et de sol ont été appliqués pour faciliter le nettoyage.

La deuxième vague de travaux a eu lieu en 2013. Un nouveau bâtiment a été construit dans le prolongement des dépendances existantes pour stocker le matériel agricole. À l’arrière, un appentis abritant les stocks, un laboratoire et le système de thermorégulation.

En 2014, on a procédé à la création d’une cave personnelle dans le sous-sol du château.

En 2015, extension et transformation du cuvier pour en doubler la capacité et permettre une plus grande précision dans la gestion du parcellaire, et même de l’intraparcellaire. Le programme a été complété par un stockage bouteilles et un local étiqueteuse. Mais aussi des bureaux, une salle de dégustation, et une toiture-terrasse avec vue sur le château et le vignoble.

Choix Esthétiques & Philosophiques

Le plus important étant que le nouvel ouvrage s’intègre au site existant, il a été décidé d’adopter un design vernaculaire en harmonie avec le paysage. Le parc et les jardins du château ont été également redessinés de manière à ouvrir des perspectives sur les vignes depuis la chartreuse.

Les matériaux nobles régionaux (enduit à la chaux, pierre de taille, tuiles canal, chêne, etc.) ont également contribué à cette philosophie du respect du terroir et du territoire.

Pour les espaces intérieurs, une architecture moderne a été privilégiée afin de créer une tension avec l’environnement classique du lieu. L’utilisation généreuse du verre fait entrer généreusement la lumière naturelle dans le cuvier. L’outil de travail n’en est que plus agréable et fonctionnel ; depuis l’entrée du cuvier, les portes vitrées permettent une percée visuelle jusque sur les vignes.

Le stock bouteille est intégralement recouvert d’un bardage type « caisse de vin » pour une question de solidité avec l’utilisation de chariots élévateurs. Un tel habillage réchauffe en outre un espace dépourvu de lumière naturelle et adoucit la dureté des box métalliques.

La salle de dégustation s’ouvre sur l’arène de vignes, comme pour rappeler aux visiteurs que le vin est essentiellement l’offrande d’un terroir. Des transparences vers le stock bouteille leur permettent aussi d’appréhender le travail de l’homme et les activités séquentielles de production.